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| Pour une implication éffective du tissu associatif à la gestion locale
 
Repenser la problématique du déficit de la démocratie locale est l’une des priorités de l’EA (l’Espace Associatif). Depuis 2002 l’organisation de la réflexion sur cette question s’est établie par une programmation d’un cycle de tables rondes

L’échange si intéressant entre les acteurs associatifs a contribué à dégager la responsabilité de chaque acteur œuvrant dans le domaine du développement local tout en respectant l’identité de chaque entité. D’ou’ la nécessité de dégager la responsabilité de chaque composante locale et la pertinence de clarifier le cadre logique et juridique qui devrait gérer ce partenariat tant espéré par un tissu associatif dont l’autonomie, la transparence et la bonne gouvernance constituent les principes fondamentaux de toute relation à soi et à autrui. C’est dans ce sens que l’EA a mobilisé plusieurs associations marocaines pour plaider au Droit au financement. L’étude dirigée par l’EA sur le financement des associations a montré que ce Droit est loin d’être acquis. Ce ci constitue un grand handicap pour l’édification d’un partenariat équitable. D’autant plus que l’absence d’un dispositif qui pourrait faciliter l’accès à ce Droit selon les termes de transparence, engendre des conditions favorables aux pratiques frauduleuses dont la complicité est partagée par des soit disant acteurs associatifs dépendants, facilement instrumentalisés et des élus locaux irresponsables. Leur objectif commun : Priorité de l’intérêt personnel par rapport à ce lui de la collectivité. Ces pratiques sont souvent entretenues par l’abus de pouvoir que peut engendrer la tutelle des autorités locales. Le document produit par le ministère de finances sur les balises d’un partenariat ; association/Etat, illustre d’une manière claire et distincte le disfonctionnement de la relation de l’institution étatique avec les entités associatives. Lequel disfonctionnement est dû à une absence de dispositif permettant le financement des associations sur des critères qui explicitent les Droits et les Devoirs de chaque partie en convergence avec la notion de développement local. Seul l’aspect juridique qui prend en considération le Droit à la participation du tissu associatif autonome à la gestion locale, peut apporter des réponses concrètes au partenariat local et aux problèmes de financement des associations. C’est dans cette optique que la réflexion a permis à l’EA d’articuler juridique et financier. Les résultats des deux études orientées vers les amendements apportés par le tissu associatif en vue de combler le vide et les lacunes de la charte communale, ont accouché d’un mémorandum adressé, en 2003, aux responsables politiques. Malheureusement cet appel n’a bénéficié d’aucun suivi. L’indifférence des responsables politiques par rapport à l’implication effective et sereine du tissu associatif à la gestion locale, s’est traduite dans la nouvelle charte communale que les parlementaires sont entrain de débattre dans l’hémicycle. La charte en question conserve son style tellement imprécis que son interprétation met les structures locales, en l’occurrence le conseil communal, à l’abri de tout engagement annoncé et autorisé par la loi vis avis des associations. Toutefois, l’objectif du tissu associatif œuvrant pour un développement démocratique ne réside pas dans la volonté de s’accaparer des prérogatives que la loi accorde à l’élu local. Force est de constater que le partenariat signifie la prédisposition de deux identités, voire plus à s’ouvrir mutuellement. Si la notion d’identité é est caractérisée par des spécificités propres à une structure, ce qui ne veut absolument pas dire que cette identité est condamnée à se renfermer sur elle. Sinon elle perd son dynamisme que la réalité fertilise. Elle est donc obligée d’articuler deux données contradictoires ; la constante et la variable, le global et le local. D’autre part le renforcement de cette identité doit s’activer par une capitalisation d autres expériences accumulées par d’autres synergies. Seule la concertation sur l’acte citoyen qui prend en considération l’intérêt de la population peut aboutir à un vrai partenariat entre association et élu local. Là ou la démocratie participative converge avec la démocratie représentative. Ce ci dit, la discrimination entre les mécanismes du fonctionnement de chaque structure s’impose afin d’éviter toute interférence et développer l’autonomie. La réflexion sur la problématique liée à l’implication du tissu associatif à la gestion de la chose locale est intéressante, mais elle ne peut pas apporter des réponses concrètes si elle n’est pas dotée d’une expertise. Inutile de rappeler que l’expertise que le tissu associatif doit s’approprier ne doit pas se cantonner dans une portée technique mais citoyenne, dans la mesure où la réponse associative à la légitimité de l’implication de ce tissu à la gestion locale devrait impérativement préserver la notion de Droit comme fin et moyen à la fois. C’est une mission que l’AE accomplit par le biais du renforcement des capacités institutionnelles des associations du développement démocratique. La rencontre que l’EA a organisée le 18 Octobre, avec d’autres associations s’inscrit dans un processus initié depuis maintenant six ans. Lequel vise à approfondir la réflexion sur les mécanismes et modalités d’une participation du tissu associatif à la gestion locale. C’était un moment fort pour apporter des arguments dissuasifs de la primordialité de la contribution de l’acteur associatif au développement local. C’est une occasion pour se distancier constructivement par rapport aux lacunes législatives de cette nouvelle charte et un point de départ auquel les associations œuvrant dans le développement démocratique se sont données rendez vous afin d’arracher la légalité de la reconnaissance du tissu associatif à la contribution au développement local.

Abdelmajid Baroudi

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